<HTML> <HEAD> <TITLE>Quentin Arguillere > Accueil</TITLE> <META NAME="ROBOTS" CONTENT="All"> <META NAME="DESCRIPTION" CONTENT="Quentin Arguillre "> <META NAME="KEYWORDS" CONTENT="Quentin Arguillre "> <META NAME="TITLE" CONTENT="Quentin Arguillre "> <META NAME="AUTHOR" CONTENT="Quentin Arguillre "> <META NAME="OWNER" CONTENT="benoit@imho.fr"> <META NAME="Reply-to" CONTENT="benoit@imho.fr"> <META NAME="SUBJECT" CONTENT="Quentin Arguillre "> <META NAME="RATING" CONTENT=""> <META NAME="ABSTRACT" CONTENT=""> <META NAME="Classification" content=""> <META NAME="REVISIT-AFTER" CONTENT="14 DAYS"> <META NAME="LANGUAGE" CONTENT="FR"> <META NAME="COPYRIGHT" CONTENT=""> <META HTTP-EQUIV="content-language" CONTENT="FR"> <link REL="STYLESHEET" TYPE="text/css" HREF="style.css"> <script type="text/javascript"> var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-18697342-1']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 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Restauration, d-restauration, re-restauration.<BR> La coupole de Jean-Baptiste Pierre l'glise Saint-Roch Paris. Intervention 1991.</b><BR> Auteur&nbsp;: Quentin Arguillre.<BR> Cyril de Ricou, Peintre-plasticien, a ralis l'harmonisation des parties rapportes au XXe sicle.<BR> Travaux raliss en collaboration avec Michle Cong, Marie-Ange Laudet et Pascale Hafner.<BR> Mandataire des travaux : Quentin Arguillre.<BR> Stagiaires : Laurence Blondeaux, Eglantine Curtil, Sandrine Jadot et Frdrique Orvas.<BR> Rapport scientifique : Bernard Callde, Ingnieur au L.R.M.H., assist de Brigitte Lioret, stagiaire M.S.T.<BR> Matrise d'oeuvre : Pierre Prunet, Architecte en Chef, Inspecteur Gnral des Monuments Historiques, Christian Prevost-Marcilhacy, Inspecteur Gnral des Monuments Historiques, Franois Mac de Lpinay, Conservateur Gnral du Patrimoine, Inspecteur des Monuments Historiques de la Ville de Paris, Georges Brunel, Conservateur Gnral du Patrimoine, Chef du Service des Objets d'Art des Eglises de la Ville de Paris.<BR> Matrise d'ouvrage : D.R.A.C. Paris-Ile de France, Service des Objets d'Art des Eglises de la Ville de Paris. <a href = "saint-roch.html" class="liennoir"> <i> <b>(' Photo Q.A.)</a></b></i><BR><BR> <b>2 ) Monumental n7, septembre 1994&nbsp;: Restauration de peintures dans les glises de Paris, Saint-Roch, Chapelle de la Vierge. (EXTRAIT).</b><BR> Auteur&nbsp;: Franois Mac de Lpinay, Conservateur Gnral du Patrimoine.<BR><BR> <b>3 ) Histoire des restaurations du Plafond du Salon d Hercule au Chteau de Versailles in L Apothose d Hercule de Franois Lemoine, Histoire et restauration, Editions Alain de Gourcuff, Paris, 2001. Intervention 2001.</b><BR> Auteurs&nbsp;: Michle Cong, David Langeois, Jean-Paul Rioux (C2RMF), Quentin Arguillre.<BR> Mandataire des travaux: Anthony Pontabry ; Co-mandataire : Frdrique Maurier.<BR> Matrise d'oeuvre : Etablissement Public du Muse et du Domaine National de Versailles, Centre de recherche et de Restauration des Muses de France.<BR>Matrise d'ouvrage : Etablissement Public du Muse et du Domaine National de Versailles, avec Mcnat BNP Paribas. <a href = "lemoyne.html" class="liennoir"> <i> <b>(' Photo D.R.)</i></a></b><BR><BR><BR> %<BR><BR><BR> <b>1 ) LA D-RESTAURATION ET LA RE-RESTAURATION DE L'ASSOMPTION DE JEAN-BAPTISTE PIERRE, chapelle de la Vierge, glise Saint-Roch Paris.</b><BR><BR> <i>Rsum<BR><BR> La coupole de la chapelle de la Vierge de l'glise Saint-Roch Paris, peinte l'huile sur toiles maroufles par Jean-Baptiste PIERRE, inaugure en 1756 et reprsentant l'Assomption de la Vierge, a fait l'objet au cours de son histoire de deux restaurations fondamentales. MAILLOT, en 1835, nettoie et restaure largement. BELHOMME, en 1931-1933, fait disparatre 40 % de la coupole, essentiellement dans sa partie infrieure et selon un dcoupage aux contours sinueux, puis remplace les parties supprimes en marouflant de nouvelles toiles et en recomposant les figures devenues manquantes. En 1991, la coupole de J.-B. Pierre prsente alors une lecture d'une remarquable complexit o se mlent plusieurs mains. Se posent ainsi plusieurs questions : ne doit-on pas considrer cette Suvre comme tant prsent compose de la somme de deux &quot;originaux&quot; juxtaposs ? Que faire des zones incluses par le restaurateur du XIXe sicle et qui se sont irrversiblement assombries ? La drestauration de la partie originale de J.-B. Pierre, si elle s'impose, n'est-elle pas, terme, porteuse d'une difficult majeure ? Que faire en effet du flagrant contraste chromatique entre l'original de J.-B. Pierre, issu de l'important travail d'une anne de d-restauration et de re-restauration, et la partie rapporte par Belhomme ? Peut-on laisser apparent ce <BR>contraste ? Faut-il harmoniser l'ensemble ? Si oui, selon quels critres ? Selon quel protocole ? partir de quels lments ?<BR> Le dveloppement de ces questions et des rponses qui y ont t apportes au cours des diffrentes runions jalonnant l'avance des travaux de la restauration, ainsi que la relation des mises en Suvre opres, constituent l'argument central de la prsente communication.</i> <BR><BR> Communication<BR><BR> L' intervention dont il est question ici s'est droule en deux temps: la d-restauration et la re-restauration de la peinture originale de J.-B. Pierre, puis cette opration termine, la re-restauration globale de la coupole comprenant l'original du XVIIIe sicle et une large surface remplace au XXe sicle. LES DONNES Inaugure en 1756, l'Assomption, de Jean-Baptiste Pierre (1713-1789) ornant la coupole de la chapelle de la Vierge de l'glise Saint-Roch Paris, est une peinture l'huile sur des ls de toile maroufle (tissage armure toile, chanvre en chane et en trame, adhsif cire). Selon le mmoire que Monique Halbout a consacr l'Suvre de Jean-Baptiste Pierre, la peinture a t restaure plusieurs reprises depuis sa cration : Magny, en 1808 - 1810, restaure la couche picturale, Maillot pre, en 1835, nettoie et retouche, et la peinture est  lave et passe l'huile en 1854. Mais ce sont les travaux d'Alfred Belhomme, en 1931-1933, qui vont constituer le tournant marquant de son histoire. la suite d'une campagne d'essais concernant 20 m<sup>2</sup> situs l'ouest de la coupole, Belhomme dcide de remplacer, l'estimant perdue, une importante partie de la peinture. Depuis le bas de la corniche, qui disparat, jusqu'au dcoupage sinueux dlimitant son intervention, Belhomme d maroufle les ls originaux et procde un nouveau marouflage de toiles vierges (tissage armure toile, coton en chane et lin en trame, cruse). Majoritairement, dans la partie infrieure et jusqu' 2 4 mtres, il n'y a plus de peinture originale. Plus modestement, en hauteur et selon un anneau d'infiltrations d'eau, une campagne analogue est mene. l'issue de ces diffrentes oprations, la zone dpose concerne environ 40 % de la coupole globale. Belhomme a, selon toute vraisemblance, pris des relevs graphiques avant de raliser son opration de dmarouflage. Aprs la pose de ls vierges et sur une prparation grge clair, il redessine, repeint et intgre les zones devenues manquantes la peinture du XVIIIe sicle. Au cours de la mme campagne et en amont de cette intervention, une restauration picturale, comprenant nettoyage et retouche, a t effectue sur la peinture originale. Les travaux dans leur ensemble ont dur environ un an. <BR><BR> Plusieurs constats s'imposent : la coupole de la chapelle de la Vierge est prsent la juxtaposition d'une Suvre du XVIIIe sicle et d'une toile du XXme sicle, aux contours dlimits par un dcoupage complexe. La restauration des annes trente est extrme mais a tent, dans une logique paradoxale, de raliser  au mieux une opration de  conservation  . En effet, seuls quelques personnages entiers (groupe des anges musiciens, partie ouest) ou ttes entires (personnages la gauche de Josu, partie sud, anges musiciens) ont disparu. Belhomme a de fait tabli une hirarchie dans l'importance des lments qu'il a jug pouvoir et devoir conserver. La plus grande partie de la surface remplace concerne les volutes nuageuses dont la dpose vient souvent contourner au plus prs les personnages (1 3 cm). Lorsqu'il y a dpose dans un personnage, l'incrustation peut alors tre rduite quelques centimtres (Sil droit de Melchior, tte de Mardoche, drap d'Esther). L'htrognit du contour de la dpose va de pair avec la varit de la taille des parties dposes, de plusieurs mtres deux centimtres. Or, cette htrognit est l'une des donnes essentielles de l'argument du prsent compte-rendu : elle a conditionn le dveloppement gnral de la restauration de 1991 qui, sous peine d'emprunter un chemin sans issue, a d procder par ordre et simplifier une situation confuse. En incidence, le dveloppement administratif des travaux s'est trouv avoir une porte centrale sur la validit de la &quot;restauration - d-restauration - re-restauration&quot; de la coupole de la Vierge. Il faut y consacrer quelques lignes : initialement prvue, la tranche des travaux dite &quot;ferme&quot; devait engager dans un premier temps la restauration sur la partie est de la coupole. La tranche dite &quot; optionnelle&quot; impliquait de travailler, une fois la partie est termine, sur la partie ouest. L'engagement simultan des deux tranches a rendu possible un geste rationnel : dfinir deux ples clairement identifiables, d'une part la peinture restaure de Jean-Baptiste Pierre, d'autre part la partie rapporte par Belhomme. Cette dernire partie pouvait alors porter, en lment subsidiaire, la question ouverte de sa relation l'ensemble. <BR><BR> LES ANALYSES <BR><BR> Un traitement de conservation de support et un dvernissage de la peinture originale ayant t raliss quelques mois auparavant, la restauration picturale de la coupole de Jean-Baptiste Pierre est engage, en fvrier 1991, sous la matrise d'Suvre de Pierre Prunet, architecte en chef des Monuments historiques, et sous le contrle scientifique d'une quipe comprenant Franois Prvost-Marcilhacy, inspecteur gnral des Monuments historiques, Georges Brunel, chef du service des Objets d'art des glises de la Ville de Paris, et Franois Mac de Lpinay, inspecteur en chef des Monuments historiques de Paris. Les restaurateurs sont: Marie-Ange Laudet, Pascale Hafner, Michle Cong et Quentin Arguillre. Cyril de Ricou, peintre-plasticien, ralisera l'intervention d'harmonisation des parties rapportes par Belhomme. <BR><BR> Le dcoupage analytique de la coupole, relev par Pierre Prunet, est un lment fondamental du dossier<sup>1</sup>. Bernard Callde, ingnieur du Laboratoire de recherche des Monuments historiques, assist de Brigitte Lioret, stagiaire M.S.T. au L.R.M.H. et rdactrice du rapport d'analyses, ont effectu deux campagnes de sondages. La coupole est l'vidence un ensemble passablement confus et de nombreux repeints, lis aux restaurations antrieures, couvrent la peinture de Jean-Baptiste Pierre. Ces repeints, selon les analyses du L.R.M.H., sont de deux natures : ceux raliss au XIXe sicle ont pour liant une cire-rsine, ceux raliss au XX<sup>e</sup> sicle, un vernis gras, fondant entre 160<sup>0</sup> et 180<sup>0</sup>. Ce vernis gras est en mme temps le liant de la peinture dont s'est servi Belhomme pour peindre et reproduire les parties dposes, sur les toiles rcentes. Les analyses font tat de la prsence de plomb et de zinc dans la prparation des toiles rcentes et des blancs utiliss par Belhomme. L'oxydation de l'ensemble liant-pigment et la probable utilisation d'un siccatif puissant n'ont pas permis une stabilit chromatique de cette partie. Cette zone rcente s'est assombrie dans la masse et en 1991, elle prsente un dcalage chromatique parfois trs prononc avec la peinture de Jean-Baptiste Pierre. Il est alors dcid que la restauration picturale serait axe sur deux points essentiels : d une part, la d-restauration et la re-restauration de la peinture originale de Jean-Baptiste Pierre, d autre part, le traitement de la question concernant la partie ajoute au XX<sup>e</sup> sicle. <BR><BR> Le premier point est abord : son dveloppement, travers un protocole &quot;classique&quot;, va consister en une d-restauration des surpeints huileux en milieu solvant, en une campagne de masticage et de ragrage des lacunes, puis en une rintgration picturale. Cette partie des travaux est la plus lourde. S'appliquant aux 188 m<sup>2</sup> de peinture originale, elle correspond environ aux 8/l0<sup>e</sup> de l'investissement horaire total de la restauration de la coupole. <BR><BR> l'issue de cette premire phase, la partie rapporte apparat encore plus sombre qu'elle ne l'tait en comparaison des parties originales prsentant des surpeints huileux. Le dessin rapport est visible, il concide gnralement avec logique la peinture originale, mais prsente parfois des incohrences choquantes avec cette dernire. Certains morceaux dposs (dans les personnages d'Esther ou de la Vertu de la partie nord, la gauche du groupe de la Vierge) n'ont pas t remis leur place originelle. Au dcalage chromatique, trs important, se trouve alli un dcalage graphique, lui-mme vident. <BR><BR> La question est : que faire de la partie rapporte par Belhomme ? Doit-on considrer que la coupole est constitue d'un original indiscutable et d'une restauration qui, par son ampleur et par le fait qu'elle s'est substitue aux parties manquantes de l'original sans le recouvrir, pourrait tre conserve ? Faut-il privilgier une vision archologique de la coupole o chaque lment serait respect tel qu'en lui-mme, toute intervention autre que strictement conservatoire tant juge irrecevable ? Faut-il considrer qu'une vision harmonique globale de la coupole s'impose ? Peut-on admettre d'intervenir en ce sens, en sachant que l'intervention ne sera plus une intervention de conservation au sens propre, mais pourra accessoirement dborder dans les champs de l'hypothse ? Comment traiter les incohrences graphiques ? Dans un second temps, s'il est dcid d'harmoniser la coupole, est-il possible, sur le plan technique, de raliser l'opration dans des conditions probantes ? Si oui, quels critres doivent s'imposer au cahier des charges de l'harmonisation ? L'intervention se devant d'apporter une rponse globale une question thorique globale, mais varie selon les cas rencontrs, n'est-il pas indispensable d'agir partout selon un protocole appliqu d'une faon identique ? <BR><BR> LES RALISATIONS <BR><BR> La dcision d'harmoniser, selon le terme utilis, a t celle retenue. La raison en a t que l'aspect esthtique d'une VIsion globale imposait une loi laquelle devait se plier l'ensemble de la restauration. Mais cette opration ne pouvait tre admise qu' la condition d'un souci archologique dominant des parties XXe sicle, son dessin, probablement repris du XVIIIe sicle, en tant la pierre angulaire. Plusieurs lments ont plaid en faveur de la possibilit d'une harmonisation : en tout endroit de la coupole, au bord de la partie remplace, il tait possible de trouver les points de repres de la tonalit de la peinture originale, la coupure tant franche. Celle-ci, en cas d'harmonisation, resterait la rfrence tangible et accessible de l'opration. Cette rfrence permettrait, sur les grandes parties remplaces, de rtablir les passages colors d'une manire archologiquement valide, en se fiant aux chantillons de bordure. Le territoire de l'hypothse serait limit, jusqu' la balustrade, totalement remplace, par la prsence d'un chantillon de peinture originale sous la vertu &quot;l'Abondance&quot;, au nord-est. Les incrustations XX<sup>e</sup> sicle les plus petites seraient rintgres comme des lacunes &quot;classiques&quot; de peinture originale. En cas de disharmonie graphique, la peinture originale vaudrait rfrence et imposerait qu'un dessin, recouvrant les parties remplaces, vienne rtablir une cohrence de lecture. Enfin, l'harmonisation interviendrait aprs la restauration des parties originales de Pierre. Il tait implicitement entendu que la stabilit et la rversibilit devraient tre les donnes techniques fondamentales de l'opration. Une rintgration lisible en cohrence picturale avec les usures et les transparences accrues de la peinture originale serait ncessaire. <BR><BR> La rflexion qui a gouvern l'laboration du protocole d'harmonisation a t la suivante : il est possible, et usuel, partant d'un fond froid et clair, de faire voluer un rendu color vers un ton plus chaud et plus sombre que le fond sous-jacent, tout en conservant une transparence de matire. Tout peintre ou tout restaurateur connat l'importance du ton d'une prparation ou d'un fond. Ce ton, s'il n'est laiss nu, joue un rle optique essentiel, plus forte raison dans le cas de la prsence d'usures de la matire picturale ou de transparences accrues. Il est par contre impossible de &quot;remonter&quot; un fond sombre et chaud vers un ton froid et clair sans faire rentrer dans la ou les strates couvrantes une matire opaque. Le fond peut par ailleurs continuer exercer une influence optique sur le rendu color final. L'opacit ncessaire et ainsi cre peut d'autre part faire perdre un ventuel dessin sous-jacent. Concernant la coupole de Jean-Baptiste Pierre, les constats sont les suivants : la partie originale du XVIIIe sicle est plus claire et plus froide que la partie rapporte au XX<sup>e</sup> sicle. Par vidence, la partie du XX<sup>e</sup> sicle, impossible claircir par un nettoyage, car ayant vir dans la masse, est plus sombre et plus chaude que son &quot; modle&quot;. Elle prsente de surcrot un dessin qu'il faudra conserver dans sa plus grande partie. La contrainte est donc de rajuster chromatiquement la partie XX<sup>e</sup> sicle l'original de manire minimale. <BR><BR> Le premier essai, non satisfaisant, a pos le cadre du protocole d'harmonisation. Il reposait dans son principe sur trois temps d'opration 2 : avant les trois temps, isolation par un passage d'Hydro-fond Lascaux 750. <BR><BR> - Temps 1 : blanc de titane couvrant, li au Primai AC33, pass au spalter. <BR> - Temps 2 : ton de la prparation tamponn l'ponge. <BR> - Temps 3 : ton de rintgration tamponn l'ponge. <BR><BR> Ce protocole, qui avait t utilis propos d'une peinture quasi contemporaine<sup>2</sup> de celle de Jean-Baptiste Pierre, moins use bien que d'un mme ton de prparation, a servi de base de rflexion aux travaux raliss sur Belhomme. Il s'appliquait une partie ajoute et montrait, en terme de vibration colore et de construction d'un systme optique respectant les transparences de matire, compte tenu des essais effectus, que cette manire de procder amenait un rsultat globalement satisfaisant. <BR><BR> Le premier essai Saint-Roch, travaillant dans le mme tat d'esprit, a donc ralis une harmonisation sur un fond blanc couvrant pass au spalter, aprs relev du dessin de Bel- homme. Au deuxime temps, le ton de la prparation a t pass au spalter galement. Le troisime temps a fait intervenir un travail l'ponge pour rintgrer la partie manquante. <BR><BR> Dans le cas de Saint-Roch, la contrainte de conserver le dessin tait alors un lment supplmentaire la question pose. Cyril de Ricou, oprant sur ce canevas et se livrant des essais, a tamponn directement dans la masse le blanc de titane en construisant un montage en valeurs des formes transposer (Josu). Les trois tapes, indispensables dans leur succession chronologique, se trouvaient pouvoir remonter un fond sombre, sans perdre, compte tenu des rserves de matire lies la forme d'une ponge toujours manie perpendiculairement la surface, un dessin archologiquement fondamental. Les lumires du dessin de Belhomme ont t tamponnes d'une manire plus soutenue que ses ombres, en travaillant au cours d'une mme sance sur une partie homogne ayant une cohrence picturale. Le procd pouvait apporter, sur une base lumineuse, une vocation du fond ocre sous-jacent dterminant et une vibration colore rendant correctement effet des transparences de la peinture du XVIIIe sicle. <a href = "saint-rochrapportees.html" class="liennoir"> <i><b>(' Photo : parties rapportes en bleu</b></a>, relev Q.A.)</i> <BR><BR> Le systme construit tait clairement identifiable de prs, plastiquement valide et satisfaisante aux yeux d'un spectateur dsireux de savoir o se trouvaient les parties harmonises. La stabilit chromatique tant le souci majeur de l'intervention, l'utilisation en nombre limit des pigments les plus stables de la palette a t requise. Le blanc de titane, le plus couvrant et le plus stable des blancs, a t retenu : ponctuellement opaque avec peu de matire et prsentant une stabilit chimique indubitable. Le ton de la prparation, essentiel, tamponn d'une manire uniforme sur le montage en valeur des blancs, aurait pu dans certains cas servir de ton de rintgration une intervention se servant d'un ton neutre unique. Les essais explorant l'ensemble des combinaisons possibles entre matire picturale pulvrise et tamponnage l'ponge n'ont pas t retenus. <BR><BR>NOTES <BR><BR>Dcoupage de la coupole relev par Pierre Prunet, architecte en chef des Monuments historiques. <BR> 1) Restauration de parties personnages prsentant de nombreux accidents et incrustations : 57 m<sup>2</sup>" <BR> 2) Restauration de parties personnages peu accidents: 76 m<sup>2</sup>" <BR> 3) Restauration de ciel et nuages peu restaurs, avec joints de dcoupe trs restaurs: 55 m<sup>2</sup>" <BR> 4) Restauration de ciel nuages bruns sur incrustations de toile rcente: 75 m<sup>2</sup>" <BR> 5) Restauration d'incrustations de repeints ayant mal vieilli: 15 m<sup>2</sup>" <BR> 6) Restauration de la ceinture de faux marbre en partie basse de la coupole : 50m<sup>2</sup>.<BR> Total original: 328 m<sup>2</sup>" Total remplac: 140 m<sup>2</sup>" <BR><BR> Harmonisation de la partie ajoute au XIXe sicle (environ 1/4 de la surface totale) l'une des peintures l'huile du chteau de Cond-en-Brie (Aisne), 2,2 m x 1,35 m, ralise sous le contrle scientifique de Caroline Piel, inspecteur des Monuments historiques, compte rendu du 29 mai 1989. <BR><BR><BR> %<BR><BR><BR> <b>2 ) EGLISE SAINT-ROCH  PARIS 1ER - CHAPELLE DE LA VIERGE - Monumental, n7, septembre 1994.</b> (EXTRAIT).<BR> Par Franois Mac de Lpinay, Conservateur Gnral du Patrimoine.<BR><BR> Les travaux de restauration effectus au cours des dernires annes se sont drouls en deux phases. Dans un premier temps, et sur la base d'un projet de Pierre Prunet du 29 avril 1988, il a t procd au nettoyage gnral, la consolidation de la toile sur son support et au refixage de la couche picturale. Cette tranche fut ralise par l'atelier Arcoa d'octobre 1989 avril 1990 et suivie d'une opration exprimentale de restauration complte portant sur 12 m<sup>2</sup> (figures de saint Etienne et de saint Andr). Dans un second temps, un appel d'offres fut ouvert pour dsigner un restaurateur qui serait charg d'intervenir sur la peinture complte de la coupole ( l'exception des 12 m<sup>2</sup> dj traits). L'examen des offres aboutit la dsignation de l'quipe constitue autour de Quentin Arguillre. Le march pass en octobre 1990 pr- voyait une tranche ferme (182 m<sup>2</sup>, ct est) et une tranche oprationnelle (134 m<sup>2</sup>, ct ouest). A la suite de la demande formule par l'quipe charge du suivi des oprations, cette dernire put tre engage trs rapidement, de manire permettre une approche globale des problmes de rintgration. Paralllement, des tudes et analyses scientifiques taient menes bien par le LRMH, qui devaient faciliter considrablement le diagnostic. Ainsi, les restaurateurs purent procder dans un premier temps la rintgration de toute la peinture originale de Jean-Baptiste Pierre, puis, dans un second temps, l'harmonisation gnrale en fonction d'une vision d'ensemble. <BR><BR> Cette seconde phase de l'intervention tait la plus dlicate. Les parties refaites par Belhomme (toute la zone infrieure sur 2 3 mtres et de multiples inclusions dans le ciel et les personnages) taient en effet extrmement sombres et voulues telles, pour s'harmoniser avec une peinture du XVIIIe sicle alors trs assombrie par la fume des cierges. Il fut bientt vident qu'il n'existait pas d'autre solution que de repeindre ces parties modernes en claircissant les tons, mais en conservant tout le dessin. Le caractre gnralement sommaire de ce dernier rendait cependant l'opration difficile car les faiblesses, qui n'apparaissaient qu' peine au milieu du magma confus et bruntre, devenaient plus gnantes sur un fond clair. Ailleurs, certains repeints du XIXe sicle, de Maillot, ou du XXe sicle, de Belhomme&nbsp;; recouvraient des morceaux authentiques de la peinture du XVIIIe sicle, sans que le dessin primitif ait toujours t suivi. En de rares endroits, ces dcalages restent gnants en vue rapproche&nbsp;; mais 20 mtres de distance, ils disparaissent et n altrent en rien la cohsion de l ensemble. <BR><BR>Note n18 : Quentin Arguillre tait assist de Marie-Ange Laudet, Michle Cong, Pascale Hafner. <BR> Stagiaire: Eglantine Curtil. <BR>Harmonisation&nbsp;: Cyril de Ricou, peintre-plasticien. <BR><BR><BR> %<BR><BR><BR> <b>3 ) HISTOIRE DES RESTAURATIONS DU PLAFOND DU SALON D'HERCULE AU CHTEAU DE VERSAILLES<BR> L Apothose d Hercule, Histoire et restauration, Ed. Alain de Gourcuff, Paris, 2001</b><BR> En collaboration avec Michle Cong, David Langeois et Jean-Paul Rioux (C2RMF).<BR><BR> On ne peut restaurer une Suvre en ignorant l existence, la nature et l poque des interventions dont elle aurait pu tre l objet depuis sa cration. Avant d agir en connaissance de cause, il est en effet indispensable de discerner les matriaux originels, sains ou altrs, des apports ultrieurs et, si possible, de comprendre les raisons qui ont motiv ces interventions. Rechercher les vnements qui ont marqu la vie d une Suvre est aussi une dmarche d intrt historique qui dpasse les seules exigences de la restauration.<BR> Dans ce but, on dispose de plusieurs sources d information. En premier lieu, les archives livrent des tmoignages crits et dats. Ces lments chronologiques doivent ensuite tre mis en rapport avec les observations de l Suvre avant la restauration ou aux premiers stades du nettoyage. Mais, ds l abord, L Apothose d Hercule rvlait de nombreuses marques d interventions d aspects trs diffrents qui, rparties sur la grande surface peinte, formaient un puzzle difficile rsoudre. Pour mieux identifier et comparer les matriaux en question, des recherches complmentaires ont t ncessaires. Les stratigraphies et les compositions chimiques de plusieurs prlvements choisis en fonction des problmes poss et des hypothses mises, ont donc t tudies en laboratoire.<BR> L historien, le restaurateur et le chimiste ont ainsi t runis pour mener cette enqute interdisciplinaire.<BR><BR> UNE APPROCHE HISTORIQUE<BR><BR> Le XVIIIe sicle : les restaurations de Marie Godefroid et du Sieur Colins<BR><BR> La ncessit d'une premire intervention salvatrice visant remaroufler certaines zones, certes minimes, du plafond du Salon d'Hercule se fait jour ds 1749. Treize ans aprs la prsentation officielle du chef-d'Suvre absolu de Lemoyne au Roi, ordre est donn par Lenormant de Tournehem, directeur et ordonnateur gnral des Btiments, d'intervenir en deux points prcis de l'Suvre. Le premier est localis au nord, &quot;du ct de la chapelle&quot;, le second, l'est, du ct de la grille, qui ferme alors la cour dite de la chapelle; la surface totale d'intervention, extrmement rduite, n'atteint que 7 m2 environ. <BR> Sept jours seulement suffiront la veuve Godefroid et au sieur Colins, habituellement chargs de l'entretien et de la restauration des tableaux de la Couronne, pour s'excuter sous la conduite de Lecuyer, contrleur des Btiments du Roi au chteau de Versailles.<BR> La veuve Godefroid intervient la premire, remarouflant avec deux aides les parties de ls dtaches. &quot;J'ai pass quatre journes pour conduire et dicter ce qui convenait pareil ouvrage, j'ai rempli tous les joints des coutures spares raisons de 24 l par journe fixe par M. le directeur gnral pour Versailles&quot;, prcise-t-elle dans son mmoire, ajoutant plus loin: &quot;M. Colins est revenu peindre tous les joints que j'avais remplis.<BR> Aprs cette premire restauration, qui n'a cot que 266 livres la Surintendance, sans compter l'chafaudage ncessaire son bon droulement, ni Marie Godefroid, ni Colins qui ont pu examiner la toile de trs prs ne se doutent encore qu'ils seront rappels moins de six ans plus tard& <BR> En 1755, de nouveaux dcollements sont en effet visibles en huit endroits diffrents, localiss dans les parties nord et est du plafond. La mme quipe intervient au mois d'octobre, sur ordre du marquis de Marigny. Le rapport que remettra la veuve Godefroid au bureau de la Surintendance, le 14 avril 1759, beaucoup plus dtaill que le prcdent, dcrira prcisment les 170 pieds de surfaces traites (18 m2) en six jours d'intervention. Du mercredi 1<sup>er</sup> au 7 octobre 1755, sont ainsi successivement restaures une premire zone depuis &quot;Mercure jusqu' la desse conduite par un flambeau&quot;; une seconde &quot;au-dessus du Mercure o il y a une desse tenant des fleurs du ct de la colonne blanche&quot;; une troisime reprsentant &quot;une figure se tenant sur le point et la partie de l'aigle&quot;; une quatrime &quot; ct de la colonne reprsentant des enfants&quot;; une cinquime &quot;au-dessus de la Victoire pour aller Mars&quot;; une sixime occupe par &quot;le Temps et les Desses des fleurs jusqu' la balustrade o sont les enfants du bas-relief&quot;; une septime &quot;au-dessus du Triton et Neptune, ct de la chapelle, une figure de bas-relief et la nue brune&quot;; enfin une huitime avec &quot;le char de la desse de la Terre conduit par des lions.<BR> Six jours pour conduire et dicter les ouvrages de remarouflage, remplir tous les joints puis passer le relais au sieur Colins charg des repeints, le tout au tarif arrt de 24 sous par pied carr, incluant fournitures et prsence de deux aides pour le bon droulement des travaux. Ces deux actions furent les seules menes pendant la priode de l'Ancien Rgime. A chaque fois, elles le furent promptement. L'importance du lieu, passage oblig et quotidien du souverain permettant l'accs la tribune de la chapelle, ne pouvait en effet tolrer aucune attente. Il en ira tout autrement aprs les vnements de 1789. Le transfert de la vie politique de Versailles Paris allait en effet considrablement rduire les mesures d'entretien de cet norme chteau qui, soumis aux fortes variations de temprature, aux infiltrations des eaux, et aux insurmontables problmes de chauffage, cdera peu peu du terrain aux facteurs d'altration.<BR><BR> 1794 : La visite du domaine de Versailles par les citoyens Fragonard, Dardel et Picault <BR><BR>Le 5 frimaire de l'an III (25 novembre 1794), un rapport est remis la Commission temporaire des arts, rdig par les citoyens Fragonard, Dardel et Picault, commissaires chargs de dresser un bilan complet des restaurations qu'il serait ncessaire de mener pour la bonne conservation des Suvres tant mobilires qu'immobilires des chteaux, jardins et Trianons compris. Leur constat mme succinct, effectu du 28 brumaire au 1<sup>er</sup> frimaire de l'an III (18 au 21 novembre 1794) ne laisse gure de doute quant l'aspect alarmant des plafonds qui, cinq ans aprs le dpart de la famille royale, sont &quot;dans un trs grand tat de dgradation et demandent de prompts secours&quot;. Un accent tout particulier est mis sur celui du salon d'Hercule. &quot;Le plafond de Le Moine est un de ceux qui doit fixer votre attention, ce monument qui honore l'Ecole Franaise, est peint sur toile et maroufl sur pltre, plusieurs parties se dtachent et forment un poids qui s'augmentant chaque jour tombera tout d'un coup&quot;. Mais les documents d'archives ne font tat d'aucune restauration en 1794-1795. Et un constat gnral du chteau effectu en 1807 confirmera encore cette date le rapport des commissaires de la Convention. Finalement, ce n est qu au dbut de la Premire Restauration que sera dment consigne une intervention effective, confie un restaurateur de tableaux nomm Belot. <BR><BR>1814 : L intervention du sieur Belot<BR><BR> Le 29 juin 1814, les architectes Pierre-Franois-Lonard Fontaine (1762-1853) et Alexandre Dufour (1760-1835) sont reus par le comte de Blacas, intendant des Btiments du Roi, qui leur apprend la volont du Souverain d'accorder un crdit exceptionnel de six millions de francs afin de mettre excution et le plus promptement possible, leurs plans et nombreux projets prvus pour la restauration du chteau de Versailles. Les travaux commencent ds le 2 juillet. Le 23, le comte de Blacas se rend en personne sur les lieux afin de juger lui-mme de l'tat d'avancement des travaux, visite au cours de laquelle &quot;les peintures qui dcorent les plafonds ont sembl fixer plus particulirement son attention&quot;. C'est sous les ordres directs des architectes Fontaine et Dufour que le sieur Belot &nbsp;nettoie, broquette et mastique&nbsp; l'Suvre de Lemoyne. Il rclame pour ces oprations,&nbsp;dont l nonc montre qu il dut remdier son tour des pertes d adhrence, une somme de 1200 francs, ramene finalement 1000 francs au moment du paiement effectif. Lorsque le Roi dcouvre le chantier, le 10 aot 1814, il parat fort satisfait de l'tat des dorures et des peintures qui dcorent les plafonds.<BR><BR> 1821 : le rapport du comte de Forbin<BR><BR> Le 28 juillet 1821, le comte de Forbin (1777-1841), directeur des muses royaux, informe le ministre secrtaire d Etat de la Maison du Roi de la ncessit d entreprendre nouveau des rparations d urgence, indispensables la sauvegarde des peintures ornant les plafonds du chteau. Si la raction du ministre, en possession d un second rapport contradictoire, vise tout d abord envoyer le comte sur place pour vrification, il ne tarde pas partager son avis, et informe, le 12 octobre 1821, M. Lauzan, conservateur des tableaux des palais de Versailles et de Trianon, de sa volont de parer aux plus urgent concernant les restaurations faire. &nbsp;On reportera le reste au printemps&nbsp; peut encore lire le conservateur dans cette mme lettre qui constitue malheureusement le seul tmoignage d archives retrouv concernant cette priode.<BR><BR> 1878 : le constat alarmant du comte Clment de Ris<BR><BR> Prs d un demi-sicle plus tard, un rapport en date du 26 mai 1878 rdig par le comte Clment de Ris, conservateur du chteau de Versailles, et adress Marie-Frdric Reiset, directeur gnral des muses nationaux, stipule que le plafond de Lemoyne n'a jamais t nettoy ou restaur. Clment de Ris n'est donc au courant, en 1878, ni des interventions du XVIII<sup>e</sup> sicle, ni de celle de la priode de la Restauration voque ci-dessus. Cinq jours avant ce rapport, MM. Briotet et Chapuis, respectivement restaurateur et rentoileur du muse du Louvre, s'taient livrs, en sa prsence, un relev des altrations du plafond, opration rendue possible grce la mise en place d'un chafaudage roulant dress sous la direction de Charles-Auguste Questel (1807-1888), architecte du palais. <BR><BR>Leur constat constitue l'ossature du rapport de Clment de Ris: &quot;[le plafond est] couvert d'cailles, de gerures, de boursouflures, de chancis. Dans plusieurs endroits, la colle qui fixait la toile la vote s'est sche, la toile manquant d'adhrence s'est dtache par son propre poids et forme des poches dont la pesanteur doit entraner le dtachement des autres parties de la toile encore adhrentes&quot;. Le conservateur, particulirement alarm, n'aura ds lors de cesse de rclamer d'urgence une intervention gnrale sur le plafond, seul remde susceptible ses yeux de sauver l'oeuvre. La restauration propose repose sur les oprations suivantes: un dmarouflage, le nettoyage de l'envers des bandes, le rentoilage, et le remarouflage sur la vote; puis l'intervention sur la peinture proprement dite: nettoyage, restauration des parties enleves ou dtriores, et vernissage. Le cot de l'opration valu 55000 francs dpasse, et de loin, les possibilits des muses nationaux. <BR><BR> 1881-1885 : La restauration de Charles Maillot<BR><BR> Au mois de janvier 1881, aprs plus de deux ans et demi d pres discussions et de renvois entre les diffrentes administrations concernes, le problme principal tant financier, un projet de loi portant ouverture d un crdit extraordinaire de 205000 francs sur l exercice de 1881 est enfin accord monsieur Jules Ferry, prsident du Conseil, et ministre de l Instruction publique et des Beaux-Arts. Le but spcifique de ce crdit est de pourvoir simultanment aux frais de restauration des peintures du Primatice et du Rosso au chteau de Fontainebleau et du plafond de Lemoyne Versailles. S il est toujours prvu ce moment-l de confier les travaux MM. Briotet et Chapuis, un incident survenu au chteau de Fontainebleau va radicalement bouleverser l ordre des choses. Le 13 juin 1881, le ministre de l Instruction Publique communique M. Jules Ferry les conclusions d un rapport alarmant que vient de lui transmettre M. Boitte, architecte de Fontainebleau. Ce dernier lui a en effet rapport qu un premier essai de restauration men l anne prcdente par M. Briotet n avait pas donn un rsultat satisfaisant, exprimant mme la crainte que si le nouveau travail projet n tait pas confi un praticien habile, ces belles fresques ne disparaissent compltement. La prise de conscience d un tel risque est immdiate. Le 22 juin 1881, M. Jules Ferry, en parfait accord avec son ministre de l Instruction publique dcide la cration d une commission spciale compose d hommes comptents en matire de restauration de peintures. Institue par un arrt en date du 20 juillet, elle compte notamment parmi ses membres&nbsp;: Charles Garnier, inspecteur gnral des Btiments civils, Lenepveu, architecte, membre de l Institut, et MM. Boitte, Charles Maillot, Galland, Brune, ainsi que le vicomte Both de Tauzia. Sa mission principale consiste tablir des examens rapprochs des peintures avant toute intervention, puis d apprcier la nature des travaux excuter ainsi que les moyens mettre en Suvre.<BR><BR> Le constat du plafond de Lemoyne que rdige, en 1881, cette commission, aprs avoir examin de prs la peinture deux endroits diffrents, est en opposition complte avec les propos alarmants de Clment de Ris du 26 mai 1878. Selon elle, bien que la toile se soit dtache dans certaines parties, la conservation de l Suvre capitale de Lemoyne, &nbsp;dont les dgradations plus apparentes que relles&nbsp;ne menacent heureusement pas l existence d une page qui honore l cole franaise&nbsp;. La proposition de traitement pictural prconise est la suivante: nettoyage, masticage et restauration des ttes de clou et des coupures en croix, restauration &quot;au pointill&quot; du groupe de Bacchus et de Diane. En ce qui concerne la reprise des pertes d'adhrence, les ls de toile dtachs seront refixs sur place sans tre enlevs ni rentoils. En parallle, &quot;le plafond sera sond dans toutes ses parties, celles non adhrentes au pltre tant reconnues et bien dtermines, le l de toile sera arrt l endroit encore solide par une rgle de bois capitonne et soutenue par un chevalet faisant pression sur le plafond&quot;; puis &nbsp;on laissera pendre la toile dtache, qui aprs son nettoyage, sera imprime avec l enduit primitif l ocre rouge ou la cruse, on la marouflera et de distance en distance, on la maintiendra avec des rgles minces et souples qui l obligeront garder la forme du plafond jusqu ce que l enduit soit suffisamment pris&nbsp;&nbsp;; enfin &nbsp;si des sections sont ncessaires, on les fera aussi peu nombreuses que possible et au ct des ttes et des mains, les clous employs seront galvaniss&nbsp;.<BR><BR>La restauration de l Suvre de Lemoyne va durer de 1881 1885, mene par le peintre Charles Maillot, en collaboration troite avec une sous-commission permanente charge de surveiller au quotidien le bon droulement des oprations. Il n existe malheureusement pas de rapport dtaill de ce qui a prcisment t ralis: toutes les archives du Service d'architecture du domaine de Versailles (S.A.D.V.), qui devaient selon toute vraisemblance contenir le mmoire de Charles Maillot, ont disparu pour la priode allant de 1882 1886 inclus.<BR><BR> Le 25 octobre 1885, M. Kaempfen, nouveau directeur des Beaux-Arts, annonce au sous-secrtaire d Etat de l Instruction publique et des Beaux-Arts, la fin des travaux. Ceux-ci se sont drouls, selon la Commission, &nbsp;dans les conditions les plus satisfaisantes&nbsp;. Sur les 205000 francs allous en 1881 pour les restaurations simultanes des fresques du Rosso et du Primatice Fontainebleau et de la peinture de Lemoyne Versailles, seulement 96200 francs auront t ncessaires au bon droulement de ces deux oprations.<BR><BR>1954-1957 : la restauration de Pierre Paulet<BR><BR> La priode s talant de 1885 1954 n a, trs probablement, pas connu de restauration du plafond du Salon d Hercule. En effet, Pierre de Nolhac, conservateur de 1887 1920, n en fait aucune mention dans ses mmoires dtaills et ds 1935, les constats font part de la ncessit d une restauration picturale. En ce qui concerne l extrados, en 1928, la donation Rockefeller permet enfin d entamer des travaux longtemps prconiss&nbsp;: le remplacement de l ardoise par du plomb au niveau de la toiture. La pente du toit est galement augmente.<BR><BR> La dernire restauration de l'Suvre de Lemoyne a lieu de 1954 1957 sous la direction de Pierre Paulet, restaurateur agr des muses nationaux. Elle constitue l aboutissement d une vaste campagne dont la rflexion avait surtout dbute pendant la Premire Guerre mondiale au cours de laquelle Pierre de Nolhac et Andr Prat, conservateurs du chteau, n avaient eu de cesse d alerter les commissions sur les conditions dramatiques de conservation des Suvres dont ils avaient la charge. En 1935, l un de leurs successeurs, Gaston Brire, dcrira le plafond de Lemoyne couvert, par grandes plaques, de chancis, prcisant qu il n a pas t nettoy depuis 1878. Mais il n'en demeure pas moins qu'il s'agit l du plafond le mieux conserv du chteau. Il n'en va pas de mme pour ceux des Grands Appartements. En 1936, on n hsite pas parler &nbsp;d un tat de dlabrement des Suvres d art du muse&nbsp;, et le 6 mars 1942 enregistre la chute du plafond de Nol Coypel dans la salle des Gardes de la Reine. Ce dsastre sera le catalyseur d une vaste campagne de restauration. Le 5 mai 1942, M. Mauricheau-Beaupr, conservateur en chef du chteau, accompagn de MM. Japy et Camelot, architectes du domaine, et de MM. Muller et Paulet, respectivement rentoileur et restaurateur des muses nationaux, procdent, en trois sances, un constat d tat des plafonds afin de dterminer des priorits d action. Ces dernires concernent en premier lieu les plafonds des salons de Mercure, Mars, et Apollon, puis ceux des salons de la Paix, de la Guerre, et de la Grande Galerie. Quant au salon d Hercule, on prvoit de le traiter en dernier. Son tat gnral parat en effet satisfaisant, et le constat de 1942 ne prconise pour ce dernier qu une restauration picturale&nbsp;: &nbsp;un nettoyage superficiel et&nbsp;l enlvement des repeints sur les coutures de la toile rendraient la composition sa fracheur et son harmonie gnrale&nbsp;. Aucun problme d'adhrence n'est signal.Cette vaste campagne de restauration des plafonds du chteau, entame par Pierre Paulet ds 1943, s achve donc, de 1954 1957, avec celle de l Suvre de Lemoyne. La photographie est abondamment employe&nbsp;durant cette dernire priode: &nbsp;des photos seront prises du sol avant les travaux, les photos de dtail des parties dgrades seront prises sur l chafaudage et photo d ensemble aprs les travaux pour tablir la comparaison avant et aprs la restauration&nbsp;. Ces travaux durent donc pratiquement trois ans avec un crdit ouvert le 6 avril 1955 et qui sera arrt le 5 dcembre 1957. La restauration est mene au moyen d un chafaudage tubulaire que l'on dplace par quart afin de ne pas interrompre la circulation du public en direction du Grand Appartement. Il n existe pas de rapport dtaill de cette restauration mene par Pierre Paulet. Seul un descriptif sommaire des travaux projets apparat dans un rapport non sign et non dat conserv dans les archives du service d architecture du domaine de Versailles (S.A.D.V.). Il y est prcis les oprations suivantes&nbsp;: nettoyages prliminaires successifs et explorations des peintures pour retrouver les coloris primitifs&nbsp;; relevs des calques des parties restaurer&nbsp;; masticage au &nbsp;gros blanc&nbsp; des joints de toile dgrads&nbsp;; peinture pour apprts des fonds&nbsp;; restauration gnrale du dcor peint compris matage aprs schage.<BR><BR>Sur un crdit ouvert le 6 avril 1955 de 3920000 francs concernant le seul chapitre de la peinture dcorative, le solde de celui-ci atteint en 1958 la somme totale aprs rvision de 6081917 francs. Une diffrence qui s'explique notamment par la ncessit ultime d'une harmonisation au centre du plafond.<BR><BR> LES INVESTIGATIONS DU RESTAURATEUR ET DU SCIENTIFIQUE<BR><BR> Lorsqu en avril 1999 commence l opration de nettoyage, toutes les informations disponibles sur l histoire des restaurations ont ainsi t rassembles&nbsp;: cinq interventions attestes rparties sur deux sicles, le nom de leurs auteurs, une description des travaux parfois sommaire mais toujours prsente. Pourtant, au cours du dgagement des vernis et des divers repeints, les observations in situ cadrent mal avec la chronologie tablie. Le grand nombre d incisions d poques apparemment distinctes, la prsence de corrosions auxquelles, aucun moment, il n est fait allusion dans les archives, et surtout l cart anormal entre les ls, suggrent que les vnements durent se drouler de manire quelque peu diffrente. Une question s impose en particulier. Ce plafond dont les problmes d adhrence se manifestrent trs tt, au point de mettre en danger son intgrit, semble stabilis. Aurait-on, au del des faits rapports par les documents, pratiqu une opration de grande ampleur, seule susceptible de parer ces pertes d adhrence rcurrentes&nbsp;? Si, un certain moment, on a eu recours une dpose suivie d un remarouflage de l ensemble de la peinture, la dcouverte d un enduit inhrent cette opration, jusque l inconnue, en apporterait le tmoignage.<BR><BR> LA MISE EN EVIDENCE D UN TRAITEMENT FONDAMENTAL<BR><BR> La recherche de cet lment s avra difficile. En effet, il n tait possible d accder aux couches sous-jacentes la toile que presque exclusivement au niveau des incisions et des raccords de ls. Ces ouvertures se trouvant combles par un grand nombre d enduits de nature et de couleur diffrentes, il n tait gure ais d y dceler un ventuel enduit de remarouflage. Une dcouverte se montra cependant dcisive. Dans de petites lacunes de toile apparut, aprs dgagement d un mastic superficiel, un enduit blanc portant des traces d outil nettement imprimes. Dans ces lacunes, le lger relief des traces d outil n tait pas cras&nbsp;: les ls de toile se trouvaient donc dj trous au moment de leur apposition sur l enduit blanc. Ce dernier ne pouvait par consquent remonter la cration de l Suvre. La poursuite de l tude rvla que cet enduit reposait sur un enduit gris clair d paisseur beaucoup plus faible. Celui-ci avait-il t plac ds l origine ou constituait-il, accompagn de la couche blanche, le matriau attestant une reprise de marouflage&nbsp;? Les observations, tendues l ensemble du plafond, permirent de constater que le double enduit gris et blanc s intercalait entre deux couches ocre-rouge, l une directement au contact du pltre, l autre au dos de la toile. Les analyses en laboratoire montrent que les couches ocre-rouge sont de nature identique et correspondent la composition de la maroufle cite dans les textes. Il est ainsi mis en vidence que la maroufle d origine a t ddouble lors d une dpose, une partie restant accroche sur la vote, l autre au revers des bandes de toile. Il a t ensuite procd l application du double enduit afin de remettre en place l Suvre de Lemoyne.<BR><BR> Ce remarouflage concerne, selon toute vraisemblance, la totalit de la surface&nbsp;: la stratigraphie&nbsp;(pltre  maroufle d origine  enduit gris  enduit blanc  maroufle d origine  toile) se retrouvant sur tous les points accessibles et dans les carottages effectus au centre des ls, loin de tout accident ou incision (ill1). L hypothse d un remarouflage concernant l intgralit de l Suvre parat galement taye par la prsence de traces d arrachage nombreuses. Elles montrent que l intervention ne s est pas limite aux seules zones fragiles mais que certains secteurs qui possdaient une adhrence encore forte ont aussi t dposs puis recolls (ill2).<BR><BR>LA DATE DE SA REALISATION<BR><BR> Dans le constat avant intervention de 1881, les membres de la Commission observent, par vision rapproche l aide d un chafaudage, que &nbsp;le plafond a t peint sur des bandes de toile jointes et fixes sur le pltre, avant son excution, par un enduit qui parat compos d ocre rouge l huile et peut-tre de cire&nbsp;. Il en ressort que les enduits gris et blanc de remarouflage n ont pas encore, cette date, t poss. La campagne de 1954 1957 qui n a pas t confronte de notables pertes d adhrence, tant liminer, la seule intervention postrieure au constat de 1881, et donc susceptible d avoir donn cours cette opration, est celle dirige par Charles Maillot, de 1881 1885. La Commission, dans son rapport prliminaire, prconise de se limiter au remarouflage des seuls ls dtachs. Mais, au moment du travail effectif, les vnements durent suivre une orientation diffrente puisque le plafond porte le tmoignage d une reprise gnralise. Le sondage envisag lors du constat ayant sans doute rvl des dcollements plus importants que prvu, le traitement se modifia considrablement. Le projet des remarouflages localiss fut abandonn et Charles Maillot tendit son action l ensemble des bandes de toile&nbsp;: chacune d elles fut dpose puis remaroufle sur la vote l aide du double enduit prcdemment identifi. Cette intervention globale a ainsi octroy l Suvre une solidit qu elle semble n avoir jamais rellement connue auparavant. Elle perdure de nos jours.<BR><BR> UNE CAMPAGNE DE RESTAURATION SUPPLEMENTAIRE<BR><BR> La prsence de nombreuses corrosions de la couche picturale, dcouvertes au cours du nettoyage, sous forme de bandes de largeur variable (2 6 cm environ) ou de &nbsp;pastilles&nbsp; ponctuelles, surprend. Ces altrations, vraisemblablement provoques par l usage d un produit corrosif (soude&nbsp;?), ne correspondent aucune dgradation rpertorie. S agit-il de dommages causs par Pierre Paulet afin d liminer les repeints conscutifs au remarouflage de 1881-85&nbsp;? Les photographies prises par ce restaurateur en 1955 permettent d carter cette ventualit. Elles montrent, en effet, l existence de zones corrodes sur des surfaces non encore nettoyes.La manire dont se rpartissent les corrosions laisse entrevoir une autre hypothse. Leur situation, le long du trac exact des raccords de ls et de multiples incisions, ainsi qu l emplacement des clous, semble indiquer la volont de dgager tous les lments (collages, mastics, repeints) pouvant entraver un arrachage ventuel des bandes de toile. Un tel dessein ferait ainsi remonter l emploi de la substance corrosive l poque du dmarouflage effectu par Charles Maillot. En utilisant un tel produit, ce restaurateur dsirait vraisemblablement librer tous les points d ancrage afin de procder plus facilement la dpose&nbsp;; son but n tait pas d accomplir un nettoyage parfait en enlevant toutes les retouches anciennes. Ainsi, les clichs pris soixante-dix ans plus tard, au cours du nettoyage de la campagne de 1955, apportent nouveau une aide prcieuse. On y remarque les rsidus d un nombre considrable de repeints anciens (visiblement plus profonds et antrieurs ceux qu effectuera Charles Maillot) dbordant du contour des corrosions. Ces nombreux restes de repeints, laisss dans la mesure o ils ne gnaient pas l arrachage des toiles, reprsentent un indice intressant (ill&nbsp;3). Ils tmoignent qu une importante intervention a t mene avant 1881. Est-elle identifiable l une des campagnes archives&nbsp;?<BR><BR> Si l on excepte les remarouflages ponctuels du XVIIIme sicle dont la localisation est dtermine, l unique restauration rpertorie avant les annes 1880 est celle du Sieur Belot en 1814. Son mmoire prcise qu il a &nbsp;nettoy, broquett, mastiqu&nbsp; pour un montant de 1200 francs ramen 1000 francs. En comparant la somme qui lui sera effectivement alloue avec d autres travaux dont le cot et la dure sont connus, sa prsence est estime un ou deux mois. Ce temps ne semble pas lui permettre, mme second, d accomplir une tche de grande ampleur. Il est alors probable qu il effectue seulement un nettoyage superficiel et dbarasse le plafond de ses chancis, remdie aux dcollements par une srie d incisions sous lesquelles est introduit un adhsif, puis renforce celles-ci, ainsi que toutes les parties prsentant une adhrence dficiente, par la pose de broquettes. Son apport se conclut par le masticage et sans doute la retouche de l ensemble de son intervention. Bien que cette ultime tape ne soit pas explicitement mentionne, on n imagine gure qu une Suvre aussi dcisive pour le crmonial royal ait t laisse, mastics apparents, sans aucune rintgration picturale (et ce, si on s en tient aux donnes historiques, durant plus de soixante ans& ). Il faut plutt considrer que Belot omet de signaler cette opration. L tendue de son travail reste cependant limite. Sa mission consistait sans doute parer au plus press afin d offrir au roi une vision convenable de la peinture et il parat fond d avancer que ni la grande quantit de repeints partiellement enlevs par Charles Maillot, presque sept dcennies plus tard, ni la totalit des trs nombreuses incisions et des clouages visibles actuellement, ne purent s effectuer dans le dlai dont disposa Belot.<BR><BR> En dcoule alors une contradiction que seule l hypothse d une campagne de restauration supplmentaire, non rpertorie, pourrait lever. <BR><BR>Faut-il situer cette intervention dans la continuit du constat du Comte de Forbin, en 1821&nbsp;? N aurait-on pas, comme cela s est dj produit en 1814 et dans les annes 1940-50, commissionn la restauration du Salon d Hercule dans les mmes temps que celle de la Galerie des Glaces&nbsp;? De 1824 1828, une srie de travaux, essentiellement mene par Franois Toussaint Hacquin, rtablit l adhrence de plusieurs tableaux de Le Brun. Lui-mme, ou l un de ses confrres, serait-il galement intervenu, autour de cette priode, sur la peinture de Lemoyne&nbsp;? Doit-on placer cette intervention plus tardivement, par exemple sous le Second Empire, o ce jour, certaines archives n ont pas encore t dpouilles. <BR><BR>UNE AUTRE CAMPAGNE<BR><BR> Enfin, l existence de coupures en croix, exemptes de corrosion, prsente un intrt particulier. L absence de cette altration suppose que Charles Maillot ne rencontre ces endroits, ni mastics ni repeints. Cette proposition est corrobore par le constat de 1881, la Commission ayant sans doute peru ces coupures ( la diffrence des autres lments issus de prcdentes interventions) car aucune restauration ne les dissimulait : &nbsp;les parties refixes & laissent voir dsagrablement de nombreuses traces de coupures en croix faites sur d anciennes boursouflures dans le but d introduire un fixatif en dessous&nbsp; (ill4). Belot, pour les motifs noncs plus haut, paraissant avoir rintgr l ensemble de son travail, ne nous semble pas responsable de ces incisions. De mme, est-il plausible d imaginer que si ces coupures ont t excutes au cours de l intervention supplmentaire non documente, o l on a selon nous, pratiqu abondamment la retouche, de telles entailles, dont il est dit qu elles sont &nbsp;dsagrables&nbsp;, auraient t laisses apparentes&nbsp;? Le constat poursuit&nbsp;: La toile a t arrte sur ses bords par un grand nombre de clous que la rouille a rendu trs visibles&nbsp;. S agit-il de clous mis en place lors de cette mme intervention&nbsp;? Les restaurateurs auraient-ils alors mastiqu et retouch certains clous, comme en tmoigne la prsence de corrosions leurs emplacements et non la totalit&nbsp;? Aucune interprtation ne paraissant satisfaisante, faut-il envisager une deuxime intervention non documente&nbsp;?<BR><BR> Sans doute relativement brve, elle se serait uniquement consacre l amlioration de l tat d adhrence (rsorption des dcollements par l introduction d adhsif sous les coupures en croix, clouage des ls dtachs (ill5 et ill6) et peut-tre injections) sans aucune rintgration picturale, dans l attente de l opration fondamentale de 1881-85.<BR><BR> LES CAUSES POSSIBLES DE CETTE HISTOIRE MOUVEMENTEE<BR><BR> L humidit constitue l un des facteurs d altration les plus redoutables pour une toile maroufle. La toiture du Salon d Hercule, pendant deux sicles, prsentait une tanchit insuffisante et une pente trop faible pour un coulement correct des eaux de pluie. Ces composantes architecturales ont contribu l apparition des pertes d adhrence et la fragilisation gnrale de l Suvre. Cependant, aucun moment, l humidit ne semble avoir dtrior le pltre de manire comparable celui de la Galerie des Glaces ou celui de la Salle des Gardes de la Reine, lorsque, le 6 mars 1942, la suite de la chute du plafond de Nol Coypel, on dcouvre que &nbsp;d aprs les observations du conservateur, ce sont justement les morceaux de pltre qui semblent avoir prcipit la toile&nbsp;. C est la suite du remarouflage effectu par Charles Maillot, et avant mme l excution des travaux sur l extrados et sur la toiture, que les dsordres se stabilisent. Son intervention apparat, par consquent, comme l vnement dcisif pour l obtention d un tat d adhrence satisfaisant. Tous les traitements ponctuels mens auparavant ne purent venir bout de ces dcollements&nbsp;: ils n en supprimaient pas la cause. La faiblesse de l enduit d origine semble en effet grandement responsable de cette longue succession de dommages mais il faut garder en mmoire que le marouflage de L Apothose d Hercule, opration qui pour l une des premires fois se droulait sur une surface d une telle ampleur, reprsentait un vritable dfi technique. Sa mise en Suvre influa de manire dterminante sur l avenir de la peinture de Franois Lemoyne. L histoire de cette Suvre exceptionnelle tmoigne ainsi de la complexit des facteurs, internes et externes, intervenant dans un processus de dgradation. Elle illustre galement la ncessit de disposer d archives de restauration si utiles une meilleure connaissance de l Suvre originale, toutes les tapes de son laboration. <BR><BR> NOTES <BR> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn1' href="#_ednref1" name="_edn1" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[i]<![endif]></span></span></a> Originaire de Belgique, Marie Godefroid ( 1775) tait peintre Paris. Elle avait commenc trs tt s'exercer au mtier de restaurateur de tableaux au ct de son mari, Joseph Godefroid qui avait fait ses preuves au dbut du XVIII<sup>e</sup> sicle chez le Rgent. Un an avant sa mort, en 1740, ce dernier avait vu sa carrire couronne par sa nomination au poste de restaurateur en titre des tableaux de sa Majest, en remplacement de Franois Stiemart. En 1740, sa femme put conserver la fois l'atelier et le titre de &quot;<i>restauratrice des tableaux de la Couronne</i><span style='font-style:normal'>&quot;. Elle obtint mme, en 1753, un atelier dans la galerie d'Apollon au palais du Louvre. Celle que l'on surnommait dsormais la veuve Godefroid avait pris l'habitude de travailler avec l'aide de deux autres peintres, Colins et Guillemart, ainsi qu'avec celle de son fils, Joseph-Ferdinand Godefroid.</span></p> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn2' href="#_ednref2" name="_edn2" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[ii]<![endif]></span></span></a> L'activit habituelle de Franois-Louis Colins, peintre membre de l'Acadmie de Saint-Luc, tait l'entretien des tableaux de sa Majest. Pensionnaire du Roi, il mourut en janvier 1760.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn3> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn3' href="#_ednref3" name="_edn3" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[iii]<![endif]></span></span></a> Archives nationales, O<sup>1</sup> 1922, A<sup>1</sup>.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn4> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn4' href="#_ednref4" name="_edn4" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[iv]<![endif]></span></span></a> Archives nationales, O<sup>1</sup> 1922, A<sup>1</sup>.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn5> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn5' href="#_ednref5" name="_edn5" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[v]<![endif]></span></span></a> Abel Poisson, marquis de Marigny, avait succd son oncle, Lenormant de Tournehem, en 1751, la tte de la Surintendance des Btiments. Il devait beaucoup sa sSur, la marquise de Pompadour.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn6> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn6' href="#_ednref6" name="_edn6" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[vi]<![endif]></span></span></a> Archives nationales, O<sup>1</sup> 1922, A<sup>1</sup>.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn7> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn7' href="#_ednref7" name="_edn7" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[vii]<![endif]></span></span></a> Archives nationales, F<sup>17</sup> 1049, dossier 3.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn8> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn8' href="#_ednref8" name="_edn8" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[viii]<![endif]></span></span></a> Archives nationales, O 330, dossier 10.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn9> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn9' href="#_ednref9" name="_edn9" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[ix]<![endif]></span></span></a> Pierre-Franois-Lonard Fontaine, <i>Journal 1799-1853</i><span style='font-style:normal'>, Paris, Ecole Nationale suprieure des Beaux-Arts, Institut Franais d'Architecture, Socit de l'Histoire de l'Art Franais, 1987, tome I, pp. 421-422.</span></p> <div style='mso-element:endnote' id=edn10> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn10' href="#_ednref10" name="_edn10" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[x]<![endif]></span></span></a> Les broquettes sont de petits clous large tte appels aussi broqus ou broquarts. </p> <div style='mso-element:endnote' id=edn11> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn11' href="#_ednref11" name="_edn11" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xi]<![endif]></span></span></a> Service d'Architecture du Domaine de Versailles (S.A.D.V.), 1814-1815  26.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn12> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn12' href="#_ednref12" name="_edn12" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xii]<![endif]></span></span></a> Archives des Muses nationaux, V. 16, 1821  12 octobre.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn13> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn13' href="#_ednref13" name="_edn13" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xiii]<![endif]></span></span></a> Athanase-Louis Torterat, par adoption comte Clment de Ris (1820-1882) dirigea, en qualit de conservateur, le chteau de Versailles de 1876 1882.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn14> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn14' href="#_ednref14" name="_edn14" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xiv]<![endif]></span></span></a> Marie-Frdric Reiset (1815-1891) fut directeur des muses nationaux de 1874 1879.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn15> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn15' href="#_ednref15" name="_edn15" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xv]<![endif]></span></span></a> Archives des Muses nationaux, P. 16, 1878  26 mai.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn16> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn16' href="#_ednref16" name="_edn16" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xvi]<![endif]></span></span></a> Archives nationales, F<sup>21</sup> 4434, dossier restaurations, 1881 - janvier.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn17> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn17' href="#_ednref17" name="_edn17" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xvii]<![endif]></span></span></a> Il s agit des fresques du Rosso et du Primatice, au chteau de Fontainebleau.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn18> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn18' href="#_ednref18" name="_edn18" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xviii]<![endif]></span></span></a> Archives nationales, F<sup>21</sup> 4434, dossier restaurations, 1881  13 juin. </p> <div style='mso-element:endnote' id=edn19> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn19' href="#_ednref19" name="_edn19" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xix]<![endif]></span></span></a> Archives nationales, F<sup>21</sup> 4434, dossier restaurations, 1881  22 juin.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn20> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn20' href="#_ednref20" name="_edn20" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xx]<![endif]></span></span></a> Archives nationales, F<sup>21</sup> 4434, dossier restaurations, 1881.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn21> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn21' href="#_ednref21" name="_edn21" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxi]<![endif]></span></span></a> Dans le contexte de l'poque, la Commission avait sans doute estim que le degr d'altration de ce groupe couvert de chancis tait tel qu'il n'tait pas possible de le restaurer autrement que par une intervention picturale.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn22> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn22' href="#_ednref22" name="_edn22" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxii]<![endif]></span></span></a> Charles-Dsir-Claude Maillot, peintre d histoire et de genre, n Paris, le 7 octobre 1819. Elve de Lon Cogniet, il dbute au Salon de 1844, avec un Saint-Vincent martyre. Il demeure en 1881 au n 3 de la rue du Vieux Colombier Paris.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn23> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn23' href="#_ednref23" name="_edn23" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxiii]<![endif]></span></span></a> M. Kaempfen fut directeur des Beaux-Arts du 30 novembre 1882 au 26 septembre 1887.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn24> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn24' href="#_ednref24" name="_edn24" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxiv]<![endif]></span></span></a> Archives nationales, F<sup>21</sup> 4434, dossier restaurations, 1885  25 octobre.</p> </div> <div style='mso-element:endnote' id=edn25> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn25' href="#_ednref25" name="_edn25" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxv]<![endif]></span></span></a> Archives des Muses nationaux, V. 16, 1935  24 janvier.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn26> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn26' href="#_ednref26" name="_edn26" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxvi]<![endif]></span></span></a> Archives des Muses nationaux, V. 16, 1942  12 mai.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn27> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn27' href="#_ednref27" name="_edn27" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxvii]<![endif]></span></span></a> Service d architecture du domaine de Versailles (S.A.D.V.), 1955  1. Toutes les photographies de plafond de Lemoyne prises entre 1954 et 1957 sont actuellement conserves dans ce service d archives.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn28> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn28' href="#_ednref28" name="_edn28" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxviii]<![endif]></span></span></a> Service d architecture du domaine de Versailles (S.A.D.V.), 1955  1.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn29> <p class=MsoEndnoteText style='text-align:justify'><a style='mso-endnote-id: edn29' href="#_ednref29" name="_edn29" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character:footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxix]<![endif]></span></span></a> Si l'on ajoute ces sommes les montants qui furent allous aux travaux de charpente, l'chafaudage tubulaire, aux imprvus ainsi qu'aux honoraires, on obtient un total de 5230100 francs qui furent accords au moment de l'ouverture du crdit, le 6 avril 1955. L'ensemble de ces marchs furent solds en 1958 hauteur de 8077702 francs.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn30> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn30' href="#_ednref30" name="_edn30" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxx]<![endif]></span></span></a> Pour chacune des restaurations existe un constat avant traitement ou un descriptif aprs intervention, mais jamais les deux simultanment.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn31> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn31' href="#_ednref31" name="_edn31" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxxi]<![endif]></span></span></a> L cart entre les ls varie de 0,5 1,5cm, l exception de quelques portions, trs courtes, quasiment jointives.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn32> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn32' href="#_ednref32" name="_edn32" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxxii]<![endif]></span></span></a> Ni l intervention conduite par Pierre Paulet dans les annes 1950, ni la restauration qui s achve ne se trouvrent confrontes des dcollements proccupants.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn33> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn33' href="#_ednref33" name="_edn33" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxxiii]<![endif]></span></span></a> Ce mastic, trs cassant, fut aisment limin.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn34> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn34' href="#_ednref34" name="_edn34" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxxiv]<![endif]></span></span></a> L tude a t effectue au Centre de Recherche et de Restauration des Muses de France&nbsp;(C2RMF) : Prlvements, coupes stratigraphiques et micro-analyses par E. Laval et J.P. Rioux, analyses de liants par C. Benot.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn35> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn35' href="#_ednref35" name="_edn35" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxxv]<![endif]></span></span></a> Rioux J.P., infra.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn36> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn36' href="#_ednref36" name="_edn36" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxxvi]<![endif]></span></span></a> L enduit gris se compose de blanc de plomb l huile (cruse) color par quelques grains pigmentaires&nbsp;; le sulfate de baryum y est reprsent dans plusieurs prlvements. L enduit blanc est constitu essentiellement de blanc de plomb l huile&nbsp;; divers matriaux sont prsents en trs faible concentration&nbsp;: carbonate de calcium, silice, silicates incolores, sulfate de baryum (C2RMF, 13 juillet 2000). </p> <div style='mso-element:endnote' id=edn37> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn37' href="#_ednref37" name="_edn37" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxxvii]<![endif]></span></span></a> La couche grise, trs fine, a probablement servi de couche intermdiaire permettant d obtenir une meilleure accroche du nouvel enduit sur le mur.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn38> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn38' href="#_ednref38" name="_edn38" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxxviii]<![endif]></span></span></a> Archives Nationales, F<span style='font-size:8.0pt'>21</span> 4434, dossier restaurations, 1881.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn39> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn39' href="#_ednref39" name="_edn39" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xxxix]<![endif]></span></span></a> En raison du recoupement des documents, la possibilit d une campagne de restauration entre 1885 et 1954 semble exclue.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn40> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn40' href="#_ednref40" name="_edn40" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xl]<![endif]></span></span></a> Le mode de sondage n est pas indiqu&nbsp;: il a probablement t effectu de manire visuelle et par tapotements.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn41> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn41' href="#_ednref41" name="_edn41" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xli]<![endif]></span></span></a> Cette opration fut rendue possible par l chafaudage occupant toute la surface du plafond, dress au mois d octobre 1881, par M. Leclerc, architecte du chteau.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn42> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn42' href="#_ednref42" name="_edn42" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xlii]<![endif]></span></span></a> Les corrosions, rsultat de l attaque de la couche picturale le plus souvent jusqu la prparation, apparaissent sous forme de zones claires.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn43> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn43' href="#_ednref43" name="_edn43" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xliii]<![endif]></span></span></a> Le rsultat des analyses fournies par le C2RMF relve la prsence inhabituelle de chlorure de sodium dans deux prlvements, sans cependant pouvoir conclure quant la nature du produit employ.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn44> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn44' href="#_ednref44" name="_edn44" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xliv]<![endif]></span></span></a> Au vu de la dure de l entreprise, Belot n a sans doute profit que d un chafaudage mobile dont la surface restreinte diminue le nombre potentiel d assistants.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn45> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn45' href="#_ednref45" name="_edn45" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xlv]<![endif]></span></span></a> Ces blanchiments rapparaissaient rgulirement sur les Suvres du chteau en raison des grandes variations hygromtriques. </p> <div style='mso-element:endnote' id=edn46> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn46' href="#_ednref46" name="_edn46" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xlvi]<![endif]></span></span></a> Ses mmoires relatifs la restauration de tableaux exposs dans les Grands Appartements indiquent uniquement des actes de nettoyage et de masticage, la diffrence de ceux de ses confrres, o la retouche est voque.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn47> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn47' href="#_ednref47" name="_edn47" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xlvii]<![endif]></span></span></a> Il s agit de la srie 05, 1436 1673 libelle Palais Nationaux&nbsp;: Appointements du Personnel, Devis d entretien, Rparations, conserve aux Archives Nationales.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn48> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn48' href="#_ednref48" name="_edn48" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xlviii]<![endif]></span></span></a> Ainsi, elle dclare&nbsp;: La peinture qui a subi l invitable action du temps, est exempte de restauration, sauf quelques repeints sans importance&nbsp;. Elle ne remarque pas, entre autres, les nombreuses incisions (forcment antrieures son constat) et les repeints qui les recouvrent, ni les joints mastiqus et retouchs lors des interventions de la Veuve Godefroid.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn49> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn49' href="#_ednref49" name="_edn49" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[xlix]<![endif]></span></span></a> Archives Nationales, F<span style='font-size:8.0pt'>21</span> 4434, dossier restaurations, 1881.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn50> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn50' href="#_ednref50" name="_edn50" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[l]<![endif]></span></span></a> D. Langeois &nbsp;Le Triomphe d Hercule&nbsp; de Lemoyne, Monographie de l cole du Louvre, 1996-97, p.47.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn51> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn51' href="#_ednref51" name="_edn51" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[li]<![endif]></span></span></a> Aprs Charles Maillot, les constats ne mentionnent plus de pertes d adhrence.</p> <div style='mso-element:endnote' id=edn52> <p class=MsoEndnoteText><a style='mso-endnote-id:edn52' href="#_ednref52" name="_edn52" title=""><span class=MsoEndnoteReference><span style='mso-special-character: footnote'><![if !supportFootnotes]>[lii]<![endif]></span></span></a> Rioux J.P., infra.</p> <div></a> </div> </TR> </TABLE> <p> <hr size=1> </TD> </TR> <TR BGCOLOR="#EEEEEE"> <TD HEIGHT="20" CLASS="bord"><div id='texte2'>&nbsp</div></td> </TR> <TR BGCOLOR="#EEEEEE"> <TD ALIGN="CENTER" CLASS="bord"> </div> </td> </TR> <TR BGCOLOR="#EEEEEE"> <TD HEIGHT="10" CLASS="bord"><div id='texte2'>&nbsp</div></td> </TR> </TABLE> </TD> </TR> </TABLE> </HTML>